Lettre ouverte à Alex Azebaze, vétéran du journalisme et aujourd’hui militant de l’extrême droite camerounaise suite à son soutien à Charly Tchikanda
Par Louis-Marie Kakdeu
Mon Grand,
Je t’ai toujours appelé affectueusement « mon grand » ou « grand frère » comme j’appelle toutes les personnes qui ont compté pour moi. Le monde entier doit savoir que tu as été le premier à m’ouvrir les colonnes d’un grand journal et donc, à me révéler, lorsque tu étais directeur de publication du quotidien Le Messager. Je te serai infiniment reconnaissant. Mais je le serais moins s’il était avéré que tu m’ouvrais les colonnes du journal pour me pousser à brûler le Cameroun alors que le but de mon écriture est de reconstruire ce que d’autres ont brûlé. J’ai toujours dit qu’en tant que filles et fils d’une même concession, la bravoure ne consiste pas à se limiter à la dénonciation des frères et sœurs qui auraient mis le feu à la maison familiale ; la bravoure consiste à éteindre le feu et à reconstruire si nécessaire.
Lorsque j’ai adhéré au SDF, notre désaccord est très vite apparu. Tu m’as ramené dans les années 92-97 pour exprimer ton dégoût pour ce parti. Je t’ai expliqué que tu présentais là mes années de lycée et que je ne peux pas savoir avec précision qui étaient les acteurs de l’époque et quels étaient les enjeux politiques sur la table. Ma première surprise est de constater que tu es le soutien de ces leaders « véreux » de l’époque (qui se sont autoexclus pour l’essentiel) contre notre nouveau leadership qui essaie de nettoyer leurs casseroles.
Quand je parle de toi, je parle de tous ces Vétérans de la décennie 90 qui règlent leurs comptes aujourd’hui et qui sont prêts à soutenir le « (bon)diable » pour noyer le SDF accusé d’être « collabo ». À l’analyse, l’évocation de la collaboration n’est qu’un prétexte pour vous dans la mesure où vous présentez une certaine facilité à travailler et à promouvoir les anciens « réels collaborateurs » de Paul Biya. À l’évidence, ce que vous appelez « collaboration du SDF avec le pouvoir » (et je vais y revenir) n’a jamais atteint le niveau de collaboration des leaders que vous soutenez aujourd’hui. Cela signifie que ce n’est pas la collaboration qui vous pose problème, mais l’idée même de l’existence du SDF. Votre rêve est de voir le SDF mourir et vous vous battrez contre le SDF tant qu’il survit. Question : êtes-vous conscients que vous exécutez une MISSION commandée par le pouvoir en place ? Je sais que vous n’êtes pas cons et que vous savez ce que vous faites. Je me propose de mettre cela sur la table de façon claire afin que chacun assume sa position. Je t’informe que les missions à vous attribuées par le RDPC sont bien documentées en sciences politiques. Je vous invite à lire à ce sujet un excellent auteur comme Michel Dobry. Il parle de la « transaction collusive » du pouvoir. Pour faire simple, c’est comme un cancer qui a des métastases. Vous soutenez des métastases d’un même cancer qui vous apparaissent comme des instants de soulagement alors qu’il s’agit des ramifications d’un même mal. Lorsque vous avez commencé à soutenir le « bon diable », je vous ai averti. Aujourd’hui, c’est le déballage dans votre camp, sauf que vous ne vous excusez même pas de vous être trompé ! Il s’agit de votre part d’un manque de décence en politique !
Mon grand, tu partages fièrement avec ton compagnon de triste mémoire des années 90, Benjamin Zébazé, la sortie de piste de mon papi Charly Tchikanda. C’est un déshonneur de ta part. Après plus de 30 ans de journalisme dans ce pays, tu sais au moins recouper les informations. Tiens : Sur 83 membres d’un Comité exécutif national (NEC), 02 membres ont écrit une motion qui n’a reçu la signature de personne d’autre à ma connaissance. Et tu défends sans lui demander la liste des signataires : n’est-ce pas une légèreté de ta part et de la part de ton comparse Zébazé ? Dans une logique hégémonique, tu veux soutenir que Tchikanda est plus intelligent que le reste du NEC ? Tu trouves cela normal tant que cela permet de noyer le poisson. Dans une vraie démocratie comme celle du SDF, il y aurait même 30 signataires, cela n’aurait pas de signification pour des « démocrates » comme toi ! Tu es de l’extrême-droite camerounaise parce que tu fais partie des gens qui défendent la « pensée unique de l’opposition ». C’est une régression démocratique que nous ne pouvons pas laisser émerger au Cameroun. Tu as les numéros de téléphone de tous les responsables du SDF que tu peux appeler pour recouper l’information et tu n’en fais pas usage depuis une dizaine d’années. Il y a une multitude de journalistes qui ont couvert cet événement comme toujours mais tu as choisi de ne pas lire leurs papiers. Je refuse que du haut de ton expérience et/ou de ton militantisme, tu choisisses de manipuler l’opinion alors que tu pouvais me contacter directement, comme d’autres confrères et vétérans, pour avoir la version officielle du SDF. Tu vas choisir de lire un article diffamatoire écrit par Charly Tchikanda et signé par le journaliste Alex Yangoua, qui nous a clairement dit lors d’une réunion du parti à Bafoussam qu’il fait ce que son “parrain” lui demande de faire. Si l’on met sur la place publique le problème de Charly Tchikanda, ce sera indigne pour lui et pour son âge !
Mon grand, le SDF n’a pas perdu la bataille démocratique au Cameroun en 2025. Le SDF a perdu la bataille de l’opinion publique. Ce sont deux choses complètement différentes. La guerre continue et nous allons la mener jusqu’à la fin. La perte de la bataille de l’opinion publique s’explique par un repositionnement vers le centre. Les extrémistes reprochent au SDF de ne plus tenir de discours violents. Ils nous accusent d’être devenus « mous » à leur goût. Le SDF est sorti des extrêmes pour consolider son statut de parti républicain capable de gouverner : on ne gouverne pas en divisant ; on gouverne en rassemblant. Entre-temps, comme partout dans le monde entier, il y a une montée des extrêmes. En Europe, l’extrême-droite a déjà gouverné en Hongrie (parti Fidesz de Viktor Orbán), en Italie (parti Fratelli d’Italia, dirigé par Giorgia Meloni), aux Pays-Bas (Le PVV (Parti pour la liberté) de Geert), en Slovaquie (Le gouvernement de Robert Fico), en Finlande, en Croatie, etc. La montée de l’extrême-droite au Cameroun n’est qu’une tendance normale dans le monde actuel. Même aux USA, c’est l’extrême-droite qui dirige le pays. La littérature est très abondante sur les raisons de la montée de l’extrême-droite. Ce n’est pas l’objet de cette lettre. Mais cela ne pouvait être autrement dans un pays où les populations locales ont encore des besoins élémentaires.
La question à laquelle toutes les démocraties sont confrontées aujourd’hui est de savoir si l’on doit laisser l’extrême-droite arriver au pouvoir. Pourquoi ? Parce que les gouvernements d’extrême droite conduiraient leurs pays respectifs vers le précipice. Ils mettraient le feu à la baraque ! C’est pour cela que certains partis de l’extrême-droite ont remporté des scrutins nationaux sans pour autant réussir à former un gouvernement ou sans pouvoir gouverner : c’est le cas de l’Autriche avec le FPÖ (Parti de la Liberté d’Autriche) en septembre 2024, de la Roumanie avec George Simion, leader du parti d’extrême droite AUR (Alliance pour l’unité des Roumains) en mai 2025 ou même de la France avec le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen.
Les analystes qui estiment que le SDF est « mort » au Cameroun n’ont pas cette vision globale des tendances politiques à travers le monde. En France, la montée des extrêmes a fragilisé tous les partis traditionnels de gauche comme de droite. En Europe, il existe des cas notables d’influence ou de résultats records comme en Allemagne où l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) a atteint des scores historiques ou en Pologne où l’extrême droite a quitté le gouvernement national et a obtenu le soutien du parti PiS pour prendre le pouvoir le 1er juin 2025. Même au Japon, le parti nationaliste Sanseito a récemment progressé.
L’ensemble de tous ces gouvernements d’extrême droite n’a pas brillé par un bilan positif au pouvoir. Par conséquent, le peuple désillusionné rentre progressivement à la raison. Ce n’est qu’une affaire de temps. Le Cameroun n’a pas besoin de perdre tout ce temps avant de comprendre que l’extrême-droite ne porte aucune solution aux cris de détresse du peuple. Il existe un seul obstacle au changement au Cameroun : celui de la formation de son opinion publique. Je suis déçu de constater que des journalistes comme toi qui sont au cœur de cet exercice démissionnent pour sombrer dans la facilité du racolage d’informations sur les réseaux sociaux. Je suis déçu de constater que des partis politiques eux aussi démissionnent de leurs missions pour se contenter du populisme encore appelé « volonté du peuple » qui consiste à suivre un peuple qui entre en brousse. Par exemple, si le SDF prend le pouvoir, il luttera contre le désordre urbain entretenu par les populistes qui recherchent l’adhésion de la masse. Cela ne plaira pas aux motomen, aux vendeurs à la sauvette, aux populations installées dans les marécages et les flancs de montagne, etc. Un parti républicain devra faire ce travail quitte à être impopulaire. C’est l’unique chemin pour sauver des milliers de vies humaines et garantir une sécurité sociale pour tous ! Lorsque les Camerounais émigrent au Canada en masse, c’est bien pour rechercher cette sécurité sociale ! C’est bien plus facile de passer ses journées à crier avec les populations qui ont faim. C’est encore mieux de proposer des solutions à la famine ! Je suis étonné que tu fasses partie des gens qui critiquent les « proposants » et qui expliquent qu’il faut tuer ces parents qui ont été incapables de donner à manger aux enfants. Bizarrement, la HAINE du SDF vous a conduit à pousser des enfants chômeurs à soutenir en 2025 le candidat qui avait dans le gouvernement sortant la charge de leur trouver du travail. Et vous n’avez pas honte !
Parlons de votre notion de collaboration du SDF. Lorsque l’on vous demande ce que vous appelez collaboration du SDF avec le RDPC, vous nous expliquez que c’est la participation du SDF au sein des institutions dominées par le RDPC. Et c’est ridicule ! En 2026, je vois que vous vous battez aussi pour participer aux élections locales en vue d’entrer dans ces mêmes institutions. Comme quoi, c’est la tête du SDF qui vous énerve ! Reconnaissez-le au moins ! Lorsque vous entrerez dans ces institutions, vous verrez tout simplement que l’on n’y fonctionne pas comme dans la rue. C’est tout ! Vous sombrez dans la calomnie, expliquant que le Président national du SDF gagne tous les marchés de la République. J’ai déjà crié dans tous les médias pour demander que quelqu’un nous apporte une seule preuve d’un marché qu’il aurait gagné quelque part, mais toujours en vain ! Et un journaliste chevronné comme toi fait le jeu ! C’est indigne ! Une plainte a été déposée aux USA et une autre au Cameroun contre ton confrère John Mbah Akuroh qui a empoissonné la fin de la campagne du candidat Joshua Osih en expliquant dans une vidéo devenue virale qu’il détenait les preuves du virement d’un milliard dans les comptes de ce candidat en vue de reconnaître la victoire du candidat Paul Biya. Je reçois des coups de fil de partout pour expliquer qu’on ne porte pas plainte à un journaliste ou que nous porterons sur notre conscience l’extradition vers le Cameroun de la famille de ce « noble » citoyen en situation d’irrégularité aux USA. À bon ? Vous savez le préjudice que cela cause à nos familles lorsque vous nourrissez les vôtres par le fruit de la diffamation ? Allons-y seulement et de grâce, ne m’appelez plus pour ce genre de dossiers !
Je t’informe que je fais partie du leadership du SDF depuis 2023 et que nous n’avons jamais convoqué nos maires pour lorgner dans les budgets des communes. Je connais des partis politiques que vous protégez (parce que votre problème, c’est de voir mourir le SDF) et où les maires s’alignent devant leurs présidents nationaux avec la liste des marchés publics à exécuter sous peine d’exclusion définitive. Ces partis font pire que le RDPC en matière de mauvaise gouvernance et vous les protégez peut-être parce que vous en êtes bénéficiaires. Charly Tchikanda est l’un des bénéficiaires de cette mauvaise gouvernance ! Au sein du SDF, nous avons des responsables élus par le peuple et des responsables nommés par décret présidentiel. Charly Tchikanda est le porte-parole d’un responsable nommé contre un responsable élu, et tu soutiens ça ! Il n’est pas gêné par la « collaboration » d’un responsable déjà nommé, il est gêné par la rumeur qui annonce que le président Osih pourrait être aussi nommé par décret présidentiel. L’honnêteté intellectuelle devrait te conduire à reconnaître que cette rumeur date des années 2002 (24 ans déjà) et que tous ceux qui accusaient le Chairman Ni John Fru Ndi à l’époque ont rejoint le RDPC ou l’UNDP par la suite alors que ces partis forment la majorité présidentielle. Si vous continuez d’être des amis de tous ces gens-là contre le SDF, alors cela signifie que votre problème est ailleurs, non ? Charly Tchikanda travaille pour le clan qui veut continuer à salir le Chairman pour garder l’exclusivité du décret présidentiel. Je t’informe en exclusivité qu’une contre-motion demande au Chairman de ne plus refuser le décret présidentiel comme cela a été le cas au cours des 35 dernières années. Pour ces camarades, la perversion de l’opinion publique a conduit des traîtres à passer pour des donneurs de leçon ! Aucune de ces motions n’a été mise à l’ordre du jour de notre Comité exécutif national. C’est un débat alimentaire. Je t’écris parce que j’estime que tu ne devrais pas tomber aussi bas dans une maison où je suis.
J’ai dit en face de Charly Tchikanda qu’il mourrait pour des raisons alimentaires et je le redis encore en public. Un journaliste de ton rang aurait pu voir que Charly Tchikanda est aussi dans ces fameux marchés des lampadaires à Bafoussam. Il s’en vante dans nos fora. Il ne trouve pas qu’il soit un collabo du RDPC qui attribue ces marchés. Il veut combattre Osih qui n’a jamais gagné un SEUL marché public au Cameroun. Et tu soutiens ça ! Et tu crois que c’est à ça que notre parti devrait être réduit ?
Mon grand, nous allons mener dès maintenant la bataille de l’opinion publique. C’est la principale leçon que nous tirons de notre dernière défaite, n’en déplaise à Charly Tchikanda. Ta faiblesse, et je te l’ai déjà dit, est que tu t’intéresses à la politique à travers le rétroviseur. Ton regard est tourné vers le passé. Nous autres, nous regardons vers l’avenir. Cela fait toute la différence. Le Cameroun est en faillite. C’est désormais un fait. Nous ne voulons pas savoir qui est fautif. C’est votre obsession de trouver des boucs-émissaires. Vous voulez dire que c’est la faute de l’AUTRE et jamais de NOUS. Nous sommes saints et les autres sont traîtres. Ceci est un débat nocif. La littérature parle de « spoiled politics ». Nous voulons sauver notre pays. Nous voulons apporter des solutions pour sortir les populations du gouffre. C’est un choix assumé. C’est un choix résolu. Avec ou sans ton accompagnement, nous nous battrons. Le SDF ne fera pas sous notre leadership le débat identitaire qui polarise l’opinion à votre goût et que Charly Tchikanda attend. Il n’a qu’à porter sa candidature à la Présidence nationale du SDF pour sombrer de nouveau dans le combat identitaire. Nous avons implanté le parti dans 294 communes sur 360 et nous n’avons pas eu les moyens d’opérationnaliser le parti sur l’ensemble du territoire national. C’est un choix assumé. Et ce travail continuera sous notre leadership. Si la fraction dont Charly Tchikanda est le porte-parole remporte, alors je démissionnerai du SDF pour me consacrer à l’œuvre du rassemblement des Camerounais. Mais, ils n’ont pas les c..lles. Ils n’ont même pas osé signer et assumer leurs motions. Nous n’avons aucun intérêt au Cameroun aujourd’hui à opposer les victimes d’un même système et c’est un crime de votre part d’alimenter ces débats identitaires avec les extrémistes du RDPC.
Le Cameroun brûle mais il ne sombrera pas. Il y aura à un moment donné la formation d’un front de ses enfants pour éteindre le feu. J’ai déjà clairement dit que, personnellement, je donnerai mon temps et mon énergie à un tel front commun. L’heure n’est plus à la provocation des hostilités entre les enfants d’une même famille. L’heure est celle du constat d’un échec collectif et d’une prise de conscience de la nécessité de sauver les meubles. C’est le ton donné par le président national du SDF lors du dernier Comité exécutif national et j’ai été ravi de constater l’adhésion quasi unanime de la majorité des membres. Les belliqueux vont probablement rejoindre l’extrême-droite et la vie va continuer, dans le combat. Mais ils ou elles partiront d’eux-mêmes ! Depuis 2023, date de notre prise de fonction, nous n’avons pas sollicité le fameux article 8.2 contre personne. L’honnêteté intellectuelle devrait vous conduire à reconnaître certaines choses sur la place publique. S’ils choisissent de rester au sein du parti, ils feront face à la puissance de nos arguments. C’est un tsunami qui vous ravagera toutes et tous ! À nous la bataille de l’opinion publique !
J’étais à la direction de campagne en 2025. Certains de tes confrères, journalistes ou influenceurs, m’ont demandé jusqu’à 200 millions de FCFA pour relayer nos messages. Il y a un parti politique qui m’a demandé FCFA 600 millions et une organisation de la société civile qui a demandé jusqu’à FCFA 300 millions. Je devais prendre ça où et je devais ça payer pourquoi ? Ils m’ont nargué avec leurs soutiens à un certain candidat plus riche et sans projet de société. Ils nous expliquent que « c’est ça, les élections ». Ah bon ? J’ai documenté tout cela pour l’histoire. Aujourd’hui, ils m’écrivent pour me dire « Assiah » comme si j’avais honte d’avoir perdu. J’ai plutôt eu honte de constater que la logique alimentaire avait empoisonné l’élection. Si Charly Tchikanda était vraiment au NEC, il aurait par exemple suivi que personne parmi nous ne pouvait aller à Bamenda dire, pour des raisons électoralistes, qu’il était « l’ami des Ambazoniens ». Tu dois avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que le SDF a toujours refusé de verser de l’huile sur le feu, quitte à perdre dans son propre fief. C’est la marque des GRANDS PARTIS. Des partis responsables. Le populisme a des limites et il doit avoir un peu d’éthique en politique dans une République comme la nôtre. Mon combat personnel, si tu l’as oublié, c’est de lutter contre cette logique alimentaire et identitaire qui éloigne le Cameroun du progrès. L’engagement est pris !
Louis-Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président national du SDF

