LE CAMEROUN, UN VIVRE ENSEMBLE TRÈS DIFFICILE

LE CAMEROUN, UN VIVRE ENSEMBLE TRÈS DIFFICILE

À ZOÉTÉLÉ, UN HOMME D’AFFAIRES BAMILÉKÉ A TOUT PERDU… PARCE QU’IL A RÉCLAMÉ SON ARGENT.

Voilà la triste réalité que vivent encore certains compatriotes au Cameroun.

Un homme d’affaires originaire des Bahamas, connu sous le nom d’ « Interespace », né et grandi à Zoétélé, y a travaillé pendant des années, investi son argent, créé des emplois et bâti une fortune à la sueur de son front. Il était devenu l’un des opérateurs économiques les plus importants de la localité, sinon le plus important.

Mais comme beaucoup d’hommes d’affaires installés dans certaines zones du Sud, il faisait face à un système bien connu : les élites prennent les marchandises à crédit, puis paient quand elles veulent, comme elles veulent ou ne paient même jamais.

Quand cet homme a décidé de récupérer plusieurs millions de FCFA dispersés dehors, certaines personnalités ont vu cela comme un affront. Comment un “allogène,” un “compatriote étranger”, pire encore un Bamiléké, peut-il oser réclamer son argent à des “grands” ?

À partir de là, la machine s’est mise en marche.

Menaces. Pressions. Campagnes de dénigrement. Instrumentalisation des autorités administratives et traditionnelles. Puis finalement, tentative de le relier à un crime crapuleux sans la moindre preuve.

Les enquêtes n’ont pourtant établi aucun lien entre lui et cette affaire criminelle. Rien. Aucune preuve. Aucun élément concret.

Mais cela n’a pas empêché la haine de continuer à grandir.

Et le 19 mai 2026, le pire est arrivé : commerces vandalisés, biens détruits, maison incendiée, plus de 900 millions de FCFA partis en fumée. L’homme a dû fuir Zoétélé pour sauver sa vie.

Quel message envoie-t-on aujourd’hui aux Camerounais qui investissent hors de leurs régions d’origine ?

Au Cameroun, réussir ailleurs peut devenir un crime ?

Qu’un compatriote devienne un ennemi dès qu’il réussit mieux que certains autochtones ?

Peut-on utiliser le pouvoir administratif et politique pour détruire un homme sans preuve ?

Le Cameroun ne peut pas avancer dans la jalousie, le tribalisme et la xénophobie intérieure.

Un Bamiléké chez les Bulu reste camerounais.

Un Bulu à l’Ouest reste camerounais.

Un Nordiste à Douala reste camerounais.

Le vivre-ensemble ne doit pas être un slogan politique réservé aux discours officiels. Il doit être une réalité.

Aujourd’hui c’est “Interespace”.

Demain, ce sera peut-être un autre Camerounais dont le seul tort sera d’avoir réussi loin de son village d’origine.

Le silence face à l’injustice finit toujours par fabriquer des monstres.

#Cameroun

#Zoetele

#Justice

#VivreEnsemble

#StopXenophobie

#StopTribalisme

#DjaEtLobo

#SudCameroun

Pierre Raould Weubassi

CAMEROON: A VERY DIFFICULT WAY OF LIVING TOGETHER

IN ZOÉTÉLÉ, A BAMILÉKÉ BUSINESSMAN LOST EVERYTHING… BECAUSE HE DEMANDED HIS MONEY BACK.

This is the sad reality that some compatriots in Cameroon still face.

A businessman from Baham, known as “Interespace,” was born and raised in Zoétélé. He worked there for years, invested his money, created jobs, and built a fortune through hard work. He had become one of the most important economic players in the area, if not the most important.

But like many businessmen established in certain areas of the South, he faced a well-known system: the elite take goods on credit, then pay when they want, however they want, or never pay at all.

When this man decided to recover several million FCFA that had been scattered around, some prominent figures saw it as an affront. How can an “alien”, a “foreign compatriot”, or even worse, a Bamileke, dare to demand his money from “big shots”?

From that point on, the machine started turning.

Threats. Pressure. Smear campaigns. Manipulation of administrative and traditional authorities. And finally, an attempt to link him to a heinous crime without the slightest proof.

Yet the investigations established no connection between him and this criminal case. Nothing. No proof. No concrete evidence.

But that didn’t stop the hatred from continuing to grow.

And on May 19, 2026, the worst happened: businesses were vandalised, property was destroyed, a house was burned down, and more than 900 million FCFA were gone up in smoke. The man had to flee Zoétélé for his life.

What message are we sending today to Cameroonians who invest outside their regions of origin?

That in Cameroon, succeeding elsewhere can become a crime?

That a fellow citizen becomes an enemy as soon as he succeeds better than some locals?

Can administrative and political power be used to destroy a man without evidence?

Cameroon cannot move forward amidst jealousy, tribalism, and internal xenophobia.

A Bamileke among the Bulu remains Cameroonian.

A Bulu in the West remains Cameroonian.

A Northerner in Douala remains Cameroonian.

Living together must not be a political slogan reserved for official speeches. It must be a reality.

Today it’s “Interespace.”

Tomorrow, it may be another Cameroonian whose only fault will be having succeeded far from their village of origin. Silence in the face of injustice always ends up creating monsters.

LE CAMEROUN, UN VIVRE ENSEMBLE TRÈS DIFFICILE

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