Dans les pays sérieux les bureaux de succession sont construits sur la continuité du Pouvoir au Cameroun. Il s’agit de la continuité du contrôle.
Un parlement de timbre en caoutchouc vient d’aider M. Biya à créer un fantôme constitutionnel d’une vice-présidence qui n’acquiert que la souveraineté au vide du trône.
Une loi/projet de loi qui exclut intentionnellement l’anglophone.
Cet amendement constitutionnel a offert si audace et sans risque électoral l’opportunité pour un régime qui n’a pas cessé de faire échouer son peuple la chance de se perpétuer et de gifler un autre demi-siècle de souffrance sur plus de 30 millions de Camerounais impuissants affamés de quelque chose de différent comme ils l le scrutin de l’année dernière.
Les élections ont été transformées en un mécanisme secondaire. Le futur président peut être sélectionné sans demander l’approbation des Camerounais et s’en prendre à un parlement sans légitimité.
Alors que l’histoire du gouvernement Biya dominé francophone continue de se dérouler et de se faire, les anglophones privés de leurs droits dans une promesse en laquelle ils ont choisi de croire, un mariage constitutionnel auquel ils ont naïvement accepté d’entrer et depuis a été violé à plusieurs reprises par une bande d’appatchiks incompétents méchants pouvoir avides, on peut dire qu’Endeley était un visionnaire qui a vu ce qu’un enfant debout sur une échelle ne pouvait pas voir comme un vieil homme sur une chaise.
Les jeunes hommes qui ont pris les armes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest pour l’autodétermination, en ont marre de faire confiance à un régime qui leur a nié leur existence et qui a refusé de les voir comme des êtres humains avaient toutes les raisons de le faire.
Aux parlementaires anglophones qui ont validé cette infamie, vous avez sacrifié la vie, les vœux et les aspirations de millions de camerounais et d’anglophones, cet après-midi.
Vous avez exposé votre expérience, vos compétences et votre intégrité à la croix de la gloutonnerie politique.
Nous nous souviendrons de vos noms et vous descendrez dans le tas de poubelles de l’histoire !
Au bout de sa vie et de ses plus de 43 ans dévastatrices de règne autocratique, Paul Biya était incapable de faire avec tact un copier-coller du coup lâche de 1979 qu’Ahidjo a donné aux anglophones pour libérer constitutionnellement la voie pour que Biya devienne président au détriment d’un anglophone. La version 2026 de ce coup d’état constitutionnel est encore plus effrontée, plus dégoûtante, plus obscure, criblée d’incartades et d’erreurs grammaticales basiques comme pour rappeler aux anglophones combien il les méprise.
On se souviendra de Biya comme d’un dictateur impitoyable incompétent qui jusqu’à son lit de mort et au-delà se sentait intimidé par les anglophones et frissonnait de peur à la pensée du pouvoir entre leurs mains.
Angie Forbin.
Cameroun: Une loi/projet de loi qui exclut intentionnellement l’anglophone.


