Cameroon: Press Freedom Under Attack
Yes, a case of lost glasses and 4 journalists ending up in custody for 5 days, accused of theft. The case is happening in Cameroon, and what initially was just a buzz on social media spread across many Cameroonian media outlets and beyond. It all started last Wednesday, says Cameroun Web, at the Yaoundé Congress Center.
4 journalists went to cover the closing of an official ceremony of the Islamic Development Bank, a ceremony presided over by the Minister of Economy, Alamine Ousmane. But instead of leaving with their notes, recordings, and reports, the 4 journalists left handcuffed.
The reason for this arrest? A suspicion of theft concerning the minister’s glasses. Because this accessory was missing, exclaims Cameroun Web. 4 media professionals were brutally apprehended and transferred to the police station of the 10th Police District of Bastos, then thrown into the cells of central police station No. 1 in Yaoundé.
Le site Le Bled parle. Another Cameroonian news site tells the rest of the story. The day after the arrest, the first twist happens. The missing glasses are found intact inside the minister’s personal vehicle. This discovery rules out the initial suspicion of theft, but it doesn’t end the case. The file then takes a new direction, which is the second twist. Investigators now talk about a suspicion of unauthorized intrusion in a closed-door meeting at the conference palace. The prosecutor then orders further investigations and the continued detention of the 4 journalists. Detention that will last the entire weekend, in the end, points out Le Bled parle. On Monday, September 21, they are released. No charges were brought against them, and no offence was established after the investigations.
The Kamer site protests. Why were 4 identified professionals practicing their trade treated as suspects for 5 days? The first complaint, the disappearance of the glasses, didn’t hold up after 24 hours of investigation. The glasses were in the minister’s car. No one had stolen them. The second complaint, the unauthorized intrusion into a closed-door meeting, doesn’t hold up either. The Yaoundé Convention Center is a public space. The closing ceremony of the Islamic Development Bank days was an official event. Journalists were present to cover it. In short, Kamer wonders. One question remains open. How much does a pair of glasses cost in Cameroon for these 4? It cost them 5 days of freedom. Kamer reminds readers that press freedom is under pressure in Cameroon. This year, Reporters Without Borders ranked Cameroon 133rd worldwide for press freedom, down from 131st in 2025. So, the country is moving backwards.
RSF also notes that Cameroon, despite having one of the richest media landscapes in Africa, remains one of the most dangerous countries on the continent for journalists. And we go back to Cameroun Web, which adds its take. This case casts a harsh light on the daily vulnerability of journalists in Cameroon, throwing reporters in jail over such a ridiculous suspicion and without the slightest warrant. The police aren’t just looking for glasses; they are blinding the freedom to report. They send a terrifying signal to an entire profession: that any excuse, no matter how trivial, can be used to silence, humiliate, and imprison a journalist. This minister’s glasses case has far exceeded Cameroon’s borders. And yes, people are talking about it in Gabon, Benin, and Burkina Faso, where the local press, never shy of comments, will surely make a fuss. A bizarre case, as outrageous as it is hilarious, exclaims Faso.net. Completely bunched up. Angry, and anyone would be, exclaims the guild today, which is up in arms against this disgrace thrown at the profession. This ‘lunettesgate’ in Cameroon that shook the internet remains, nonetheless, an indicator, says the Burkinabé site. Journalists mix with those in power but risk being targeted at any moment. This ‘lunettesgate’ highlights that Cameroonian journalists need to be careful while doing their jobs in this high-risk country.
Cameroun: À la une, l’affaire des lunettes du ministre.
Oui, une affaire de lunettes perdues et 4 journalistes qui se retrouvent en garde à vue pendant 5 jours accusés de vol. L’affaire se déroule au Cameroun et ce qui n’était au départ qu’un écho sur les réseaux sociaux s’est répandu dans nombre de médias camerounais et au-delà. Tout commence mercredi dernier, raconte Cameroun Web au palais des congrès de Yaoundé.
4 journalistes se déplacent pour couvrir la clôture d’une cérémonie officielle de la Banque islamique de développement. Cérémonie présidée par le ministre de l’économie, Alamine Ousmane. Mais au lieu de repartir avec leurs notes, leurs enregistrements, leurs reportages, les 4 journalistes repartent menottés.
Le motif de cette arrestation, une suspicion de vol portant sur les lunettes du ministre. Parce que cet accessoire manque à l’appel, s’exclame Cameroun Web. 4 professionnels de l’information sont brutalement interpellés, transférés au commissariat du 10e arrondissement de Bastos, puis jetés dans les cellules du commissariat central n°1 de Yaoundé.
Le site Le Bled parle. Autre site d’information camerounais raconte la suite. Le lendemain de l’arrestation, un premier rebondissement intervient.
Les lunettes recherchées sont retrouvées intactes à l’intérieur du véhicule personnel du ministre. Cette découverte écarte donc le soupçon initial de vol, mais ne met pas pour autant un terme à la procédure. Le dossier prend alors une nouvelle orientation et c’est là le deuxième rebondissement.
Les enquêteurs évoquent désormais une suspicion d’intrusion non autorisée dans une réunion tenue à huis clos au palais des congrès. Le parquet ordonne alors des investigations complémentaires et le maintien en détention des 4 journalistes. Maintien en détention qui durera tout le week-end finalement, pointe Le Bled parle.
Lundi, le 21 septembre ils sont libérés. Aucune charge n’a été retenue contre eux et aucune infraction n’a été caractérisée à l’issue des investigations. Le site Kamer s’insurge.
Pourquoi 4 professionnels identifiés exerçant leur métier ont-ils été traités comme des suspects pendant 5 jours ? Le premier grief, la disparition des lunettes n’a pas résisté à 24 heures d’enquête. Les lunettes étaient donc dans la voiture du ministre. Personne ne les avait volées.
Le second grief, l’intrusion non autorisée dans une réunion à huis clos ne tient pas. Le palais des congrès de Yaoundé est un espace public. La cérémonie de clôture des journées de la Banque Islamique de Développement était un événement officiel.
Des journalistes y étaient présents pour la couvrir. Bref, s’interroge Kamer. Une question reste ouverte.
Combien coûte une paire de lunettes au Cameroun pour ces 4-là ? Elle a coûté 5 jours de liberté. Kamer qui rappelle que la liberté de la presse est sous pression au Cameroun. Cette année, Reporters sans frontières a classé le Cameroun à la 133ème place mondiale pour la liberté de la presse contre la 131ème en 2025.
Le pays recule donc. RSF qui note aussi que le Cameroun, malgré l’un des paysages médiatiques les plus riches d’Afrique, reste l’un des pays les plus dangereux du continent pour les journalistes. Et on revient à Cameroun Web qui renchérit.
Cette affaire jette une lumière cruelle sur la vulnérabilité quotidienne des journalistes au Cameroun en jetant des reporters en prison pour un soupçon aussi grotesque et sans le moindre mandat. La police ne cherche pas seulement des lunettes, elle aveugle la liberté d’informer. Elle envoie un signal terrifiant à toute une profession, celui que n’importe quel prétexte aussi dérisoire soit-il peut servir à museler, humilier et emprisonner un journaliste.
Cette affaire des lunettes du ministre a largement débordé des frontières camerounaises. Et oui, on en parle au Gabon, au Bénin et au Burkina Faso où la presse locale, jamais avare de commentaires, en fait s’échouera. Une affaire biscornue, aussi rocambolesque qu’hilarante, s’exclame le Faso.net. Chiffonné aux entournures et en colère, on le serait à moins, s’exclame aujourd’hui la corporation est vent debout contre cette opprobre jetée à la profession.
Ce lunettesgate au Cameroun qui a enveillé la toile n’en demeure pas moins un indicateur, affirme le site Burkinabé. Les journalistes côtoient le pouvoir mais risquent à tout moment d’être pris à partie. Ce lunettesgate souligne que les journalistes camerounais doivent faire attention en exercant leurs functions dans ce pays a haut risque.






